mercredi 28 juin 2017

La tradition du faire part


 Il y a certaines traditions qui méritent d’être préservées : les fêtes de famille, les bons repas du dimanche ou les lettres pour annoncer les événements importants de nos vies.

D’avril à septembre, il n’est pas rare de découvrir dans sa boite aux lettres une belle enveloppe qui présage un joli jour ou un heureux événement.


Que ce soit pour un mariage, une naissance, un baptême ou une communion, le faire-part reste le symbole de ces petits moments de bonheur qui jalonnent une vie.

Autant dire qu’il est fondamental de bien le choisir parce qu’il sera regardé, apprécié et conservé au fil des années, relique d’un temps passé, d’un moment dont on aimerait toujours se souvenir.

J’ai encore le faire part de mariage de mes parents, celui de ma naissance, symboles d’un autre temps où on choisissait sur catalogue dans un magasin spécialisé.

J’ai conservé celui de mon mariage et ceux annonçant la naissance de nos enfants. Je me souviens les avoir faits moi-même. C’était la mode du Scrapbooking, du home made et on ne trouvait pas encore grand-chose sur le web pour un prix raisonnable. J’avais pris beaucoup de plaisir à les faire mais cela m’avait pris vraiment beaucoup de temps pour un résultat un peu « amateur ».

Aujourd’hui, on réalise ses faire part en un tour de clic et il existe beaucoup de sites. 

Pourtant, je dois dire que j’ai été particulièrement séduite par le site MonFairePart.com qui propose un large choix de produits pour le mariage, les événements religieux, les anniversaires ou les naissances.



La navigation sur le site est très facile avec des produits classés par rubriques. On repère très facilement celle qui nous concerne et il suffit ensuite de choisir parmi les créations proposées.

Il y en a vraiment pour tous les goûts même si le parti pris du site est de proposer des créations raffinées, originales et dans l’ère du temps.

Côté faire part de mariage ou de naissance les tendances rétro, kraft, vintage, rond, à gratter, orientale sont présentes. Il est ainsi possible de sélectionner son modèle, sa couleur, sa typo et le texte en quelques minutes. Ils sont tous très beaux et le plus dur est vraiment de choisir. J’ai eu un coup de cœur pour la tendance des Faire-part « Cocotte » qui est le hit de cette année. C’est à la fois amusant, ludique et joli.



L’avantage également est de trouver tous les produits annexes dans le même esprit : marques-places, menus, étiquettes de bouteilles, cartons de remerciements… Cela permet de personnaliser la fête et de partager des moments inoubliables.

Les communions, baptêmes et autres événements religieux ont leur place sur le site avec des produits classiques mais aussi des boites à dragées hyper mignonnes qui livrées à plat se fabriquent avant d’être remplies de dragées. On peut aussi fabriquer son livre de messe qui sera offert aux invités.



Outre les invitations à des grands événements, il est possible de créer et de faire imprimer des invitations pour des anniversaires : anniversaires enfants, ados, adultes, anniversaire de mariage ou même invitations à des départs à la retraite.





Je trouve que quel que soit le produit que l’on recherche, l’offre est séduisante et attractive tant en termes de créations que s’agissant des prix.

J’ai commandé quelques échantillons des produits afin de me faire une idée et la livraison a été très rapide tout en étant très soignée. Je n’ai pas du tout été déçue par ce que j’ai reçu et j’aurai presque envie d’organiser un événement pour faire réaliser des faire-part.



A l’heure du digital, je suis contente de voir que des sites comme celui-ci rencontrent du succès car il est important de conserver ces petites traces, ces habitudes qui mises bout à bout constitueront les fragments de notre vie. 

Le faire part est l’un de ces éléments qui participent au succès d’un événement alors autant bien choisir son site et je recommande MonFairePart.com





lundi 26 juin 2017

Une journée au château de Vaux-le-Vicomte


Un château grandiose au milieu de la Seine et Marne, œuvre d’un homme qui est la quintessence du Grand Siècle et qui a su réunir les meilleurs artistes de son temps autour de la demeure qui sera son plus beau succès et sa plus grande perte…

C’est ainsi qu’en 1656, le financier du jeune Louis XIV décide de bâtir un magnifique château à Vaux-le-Vicomte. C’est un homme brillant et raffiné qui connaît les plus grands artistes de son temps, Louis le Vau, architecte de renom, André Le Nôtre, jardinier de talent et Charles le Brun, peintre de génie. Il demande à ces trois artistes de participer à la réalisation de son château qu’il sera si fier de montrer au roi lors d’une fête somptueuse le 17 août 1661. Si orgueilleux de sa demeure, il commettra pourtant une faute qui lui sera fatale et qui fera basculer le 17 ème siècle dans la modernité, celui de vouloir briller plus que le souverain. Le futur Roi-Soleil a déjà une idée bien élevée de sa fonction et, accompagné de Colbert, il fera arrêter le surintendant des Finances le 5 septembre 1661 qui finira sa vie en prison.

Vaux-le-Vicomte restera le rêve d’un homme qui a voulu toucher de trop près les étoiles mais il inspirera Louis XIV qui fera ériger Versailles quelques années plus tard utilisant les mêmes artistes que ceux choisis par Fouquet.

Pendant des années, le château survivra discrètement jusqu’à ce qu’Alfred Sommier le rachète aux enchères et lui redonne vie. Ses descendants sont les propriétaires actuels de la demeure et la famille de Vogüe a su redonner vie à ce chef d’œuvre.

C’est aujourd’hui la plus grande propriété privée de France classée au titre des Monuments Historiques. Loin d’être une demeure figée dans son passé, c’est pourtant un château plein de vie grâce à l’énergie de ses propriétaires et des équipes en place.


Nous avons ainsi été accueillis le temps d’une après-midi enchanteresse à la découverte de la demeure et du parc.

C’est Alexandre de Vogüe, l’un des trois frères dépositaires-responsables du château qui nous a fait la visite du château. Nous avons ainsi pu bénéficier de son savoir sur la Grande Histoire mais aussi de ses anecdotes sur sa vie au château alors qu’il était enfant (il vit aujourd’hui dans les dépendances).

C’est une construction typique de la fin du 17ème siècle avec des décors de fresques, des moulures, des grandes fenêtres qui préfigurent Versailles. Le château est cependant imprégné de la tradition française puisqu’il est entouré de douves. L’architecte a soigné les perspectives avec notamment la salle centrale au carrelage noir et blanc dont les grandes fenêtres nous font découvrir le magnifique jardin à la Française et tout au bout, parfaitement alignée, la statue d’Hercule.




Pour la visite les petites filles présentes ont revêtu les costumes des petites princesses de l’époque, une attraction que nous avions déjà testée à Fontainebleau et qui a toujours beaucoup de succès.



Partout l’emblème de Nicolas Fouquet vient rappeler sa puissance. Il s’agit de l’écureuil associé à sa devise très modeste : « Jusqu’où ne montra-t-il ? » (on comprend aisément que le roi n’ait pas trop apprécié).

Il reste peu de meubles de l’époque même si au fil du temps les amis du château contribuent à l'achat de mobilier de l'époque (comme par exemple des commode Boulle très importantes)








Pendant que les garçons ont découvert le Dôme et la charpente, nous avons visité les cuisines avec ma fille. C’est un très bel endroit au décor reconstitué qui était tout équipé pour offrir des repas grandioses aux hôtes.



Nous avons poursuivi la visite par les jardins qui sont non seulement très beaux mais aussi plein de vie grâce à de nombreuses activités originales.

Avant cela nous avons pu profiter d’un festin sucré digne de ceux qui devaient être organisés du temps de Fouquet. Douceurs sucrées nous ont régalés sur l’une de terrasses du jardin offrant ainsi l’une des plus jolies vues du lieu. La décoration avec ses énormes bouquets d’Hortensia était vraiment jolie et cette pause fut des plus agréables.








Place aux jeux ensuite où répartis en petits groupes, nous avons profité de différentes activités qui sont inspirées des fables de la Fontaine, l’un des autres grands noms de l’époque.

Les garçons ont revêtu leurs bottes géantes pour explorer la rivière souterraine qui coule sous le château dans une mise en scène appelée le Styx, rivière des enfers. Munis de lampes frontales, ils ont ainsi découvert l’envers du décor qui alimente bassin et fontaines du parc. Ils ont beaucoup aimé cette aventure inédite réservée aux plus d’1 m 30.



Pendant ce temps, je découvrais les jeux familiaux du parc à commencer par la balade du Cygne, une balade en pédalo sur le Grand canal. C’est assez physique surtout quand tu es accompagnée de trois fillettes et qu’il fait 30 degrés mais c’est aussi une jolie perspective du parc.

Nous avons enchainé par un tour du bassin en Rosalie pour le plus grand bonheur des enfants. Nous aurions aussi pu emprunter des VTT pour découvrir la forêt. Je pense que la prochaine fois que nous irons, nous ferons ce choix. Nous aurions aussi pu tester le jeu de croquet, un jeu que les enfants adorent ou encore s’initier au jeu de piste sur smartphone.


Pour finir cette journée enchanteresse, nous avons arpenté le parc en voiturettes électriques qui permettent de visiter le très grand parc sans se fatiguer. Les enfants ont adoré !

Nous aurions pu rester pour diner dans un cadre incroyable avant que le parc ne s’illumine grâce à des centaines de chandelles réparties partout jusqu’au feu d’artifice final sur le plan d’eau mais nous gardons cela pour une prochaine fois tout comme la visite au moment de Noël qui doit être féérique.

Nous avons été accueillis comme des princes par les équipes et avons passé une merveilleuse journée en famille dans un superbe cadre. Les enfants se sont amusés grâce aux jeux tout en découvrant l’un des épisodes les plus importants de l’Histoire de France et un monument qui a su traverser le temps.



Je tenais aussi à remercier chaleureusement Alexandre de Vogüe, Hortense, Alice et les équipes du château qui ont œuvré pour faire de cet après-midi un moment magique. Ce fut certainement l’un de ces doux moments que nous n’oublierons pas.

Renseignements, tarifs et horaires sur le Château de Vaux-le-Vicomte sur le site dédié

A noter aussi que le château est facilement accessible en voiture et en transports en commun puisqu’une navette est mise en place depuis la gare pour se rendre au Château.




jeudi 22 juin 2017

Le chemin du collège


La vie des parents est nourrie des étapes vécues par leurs enfants.

L’école est un bon marqueur car chaque période a ses propres spécificités. Spécificités qui sont à la fois universelles et tellement intimes…

Il y a eu l’entrée en maternelle, étape cruciale vers l’autonomie, petit moment où bébé devient grand. C’est l’époque du petit sac à dos mignon, des super héros et des princesses, des petits accidents parce qu’on a oublié, des premiers bonhommes, des pleurs et des rires, des courses poursuites avec les copains, des kermesses. Le petit de maternelle rend ses parents tour à tour fiers, inquiets, amusés. Il apprend tellement en 3 ans tant sur le plan du langage que du graphisme ou de la  motricité. C’est l’âge tendre et innocent. C’est l’étape dont on se souvient avec nostalgie en tant que parents et celle que les enfants auront presque oublié en grandissant.

Petit chat de 3 ans 
Il y a eu l’entrée au Primaire, étape fondamentale vers la sagesse, l’apprentissage des savoirs et des usages de la Société civile. L’été avant l’entrée en Cp, c’est avec fébrilité qu’on en parle « Mon bébé va rentrer en Cp… » et l’enfant sait qu’il va accéder au savoir : la lecture et l’écriture, précieux secrets détenus jusqu’alors par les « Grands » et qu’en quelques mois il va percer… C’est la fin des naïvetés qu’on trouvait si touchantes avant. Il faut rentrer dans le rang, se fondre dans un moule, apprendre, savoir, connaître, rester assis, bien se comporter…

Mais le Primaire est aussi la période où se construisent les amitiés sincères, où les relations sont légères et simples. La cour est le lieu des défoulements après le temps en classe qui demande tant de concentration.

En primaire, les enfants commencent à s’intéresser au monde qui les entoure : religion, politique, société. Ils découvrent, s’initient aux rouages de notre société. Ils gagnent en finesse, il devient facile de les occuper, ils ont de plus en plus « l’âge de… ». Ils commencent le cycle main dans la main avec leurs parents, ils le terminent en marchant loin devant voire en y allant ou en rentrant seuls prêts à se détacher.

En juin 2014
L’enfant de primaire jette toujours un œil vers l’arrière pour voir si nous sommes là…

L’enfant qui entre au collège va regarder vers l’avant, sans jamais se retourner. C’est la période de l’introspection, de la découverte de soi et de l’autre.


Les sentiments font leur apparition, l’enfant ressent des choses qu’il n’a jamais ressenti avant. Parfois c’est trop fort pour leur petit cœur.

Notre aîné rentre en 6ème l’an prochain et c’est une nouvelle étape à laquelle nous nous préparons depuis le début de l’année. Nous l’avons inscrit définitivement samedi dernier faisant la queue derrière d’autres parents qui allaient vivre ce grand chamboulement.
Je ne sais pas qui des parents ou des enfants étaient le plus intimidés. Les parents voulant faire bonne impression, les enfants cherchant des yeux des camarades qu’ils connaissaient.

Et puis dans quelques mois il y aura la vraie rentrée !

Bizarrement, cette étape, il me semble la connaître mieux que les autres car j’ai le souvenir de ma propre rentrée en 6ème. Je me souviens d’ailleurs très bien de mes années Collège entre fous rires comme on en a qu’à 14 ans et petits drames qui semblent si graves à cet âge-là.

Beaucoup de choses sues uniquement par les adultes comment à être révélées à cette période. L’enfance n’est plus qu’un doux souvenir au fil des années de collège.

Juin 2017
C’est le temps des copains, des équations, des premières fois, des doutes, de l’euphorie et de la démesure, des transgressions, du détachement, des vraies discussions.

C’est parfois le temps des affrontements avec ceux qu’on aime, des déceptions amoureuses, de ce sentiment étrange devant ce corps qui change et devient sien.

Notre fils aura besoin d’intimité, il aimera se plonger des heures dans sa musique, il fera des rêves enverra des SMS en cachette le soir dans son lit.

Ce ne sera rien que ce qui est vécu par tous les parents qui vivent cette transition mais c’est aussi un âge où plus encore il faudra se montrer à la hauteur, ne rien lâcher, être à l’écoute, se dire que ça va passer et profiter de le voir grandir !

Derniers jours avant que ce chemin du retour de l’école que nous faisions souvent à 3 ne se fasse plus qu’à deux avec sa petite sœur.

Il suivra alors son propre chemin seul, avec ses copains, parfois avec nous mais ce chemin sera toujours le sien.