jeudi 23 novembre 2017

Grossesse et transports en commun



Crédits  @Mamanimparfaite
Quand vous annoncez votre grossesse, il se passe quelque chose de merveilleux autour de vous : vos proches, vos amis, les parents d’élèves, le boulanger, le voisin qui ne vous parle jamais se réjouissent pour vous et tout le monde y va de ses sincères félicitations.

Si la grossesse est perçue par tous comme un merveilleux évènement et que chaque jour vous apporte son lot de compliments, il en va différemment quand il s’agit de partager son territoire avec la femme enceinte. Files à la caisse, places prioritaires, tout ça dérange certains, parfois les mêmes qui vous ont félicité le matin pour votre grossesse.

Si la grossesse n’est pas une maladie, elle est néanmoins un moment délicat de la vie d’une femme et elle n’est pas sans conséquence sur le mental et le physique de celle-ci.

N’importe quel professionnel de santé, n’importe quelle femme ayant porté la vie, ne pourront nier que la grossesse a des impacts et notamment celui d’être plus fatigué ou d’avoir des petits ou des grands maux. Il n’y a pas à dire ce petit être qui grandit en nous doit être protégé, bichonné et c’est pour cette raison que notre monde a prévu certaines règles.

Le monde occidental parce qu’il est stressant et impitoyable a dû établir des codes voire des législations. Je n’oublie pas que dans d’autres pays, beaucoup de femmes travaillent jusqu’au bout de leur grossesse, n’ont pas de vrai congé maternité … Même si mon article est un peu ethnocentré et qu’il évoque une situation qui m’est propre et qui peut ne toucher qu’une partie de la population, je pense néanmoins que ma réflexion peut intéresser certaines futures mamans qui se retrouveront peut-être dans les moments que j’évoque.

Car prendre les transports en commun tous les jours, surtout en région parisienne, quand on a un bidon qui pointe n’est pas une sinécure et je pense que beaucoup se reconnaîtront dans cet article !

Quand tu débarques dans un wagon bondé (ou non), plusieurs attitudes sont possibles face à ton gros bidon.

L’attitude positive et active : quel bonheur quand à peine tu as passé la porte du métro, du bus ou du train, une personne se lève spontanément pour te laisser la place ! Soyons honnête, ce n’est pas l’attitude la plus courante et il est totalement impossible de prévoir qui sera le bienfaiteur du jour. Il n’y a pas de profil type.

L’attitude « j’avais pas vu, je me lève tout de suite » : c’est souvent le même profil que celui d’avant. Il s’agit là de la personne qui n’avait réellement pas vu votre entrée et qui se lève spontanément à votre vue.

Le justicier : celui-là c’est mon préféré et rendons-leur honneur ce sont à 99 % des femmes qui se souviennent encore de leur grossesse, qui ont vécu la même chose ou qui côtoient des futures mamans. Le justicier (dont j’avoue avoir parfois fait partie) décide au moment où il te voit qu’il a une sacro-sainte mission : celle de te trouver une place coûte que coûte. Il en fait une affaire personnelle et n’hésite pas à prendre les devants. C’est celui qui n’a pas peur de prendre la parole dans un wagon bondé pour que quelqu’un se lève, celui qui te fait une barrière de sécurité de son corps pour te laisser accéder à ta place, celui qui t’oblige presque à t’asseoir même si tu lui dis que tu n’as que deux stations. Il n’est satisfait que quand tu es confortablement installé. Je l’adore le justicier mais c’est une denrée rare…


Je vais être tout à fait transparente avec vous, environ 60 % des voyageurs ne se lèvent pas spontanément à l’arrivée d’une femme enceinte même s’ils ont assis au-dessous du gros panneau qui énonce les places prioritaires… Alors maturité aidant, j’ai décidé que pour cette troisième grossesse, je demanderai une place dès lors que j’avais un trajet conséquent. Ce n’est pas facile de prendre sur soi chaque matin et de demander sans avoir la voix qui tremble une place assise…

C’est là qu’intervient donc l’attitude la plus courante : celui qui se lève parce qu’il est mis devant le fait accompli. C’est le profil dit du « contraint ». Ainsi ma routine aux heures de pointe est de demander une place assise aux personnes qui sont installées sur les places prioritaires. Systématiquement il y a un moment de flottement : les passagers se regardent, se scrutent, sans doute chacun se dit qu’il a une meilleure raison que son voisin de rester assis, et puis finalement quelqu’un se lève, non sans avoir regardé avant la taille de mon bidon. Cela prend à peine quelques secondes mais pourtant c’est assez significatif. 

Evidement il y a toujours une personne qui se lève mais ce n’est jamais très « spontané ». Je n’aime pas avoir à demander mais si je veux être assise je n’ai pas d’autre choix. Alors que c’est un droit prévu dans les règlements de la RATP, j’ai pourtant souvent la sensation de faire ma « chieuse », d’être celle qui dérange. Je ne suis jamais sereine…


Et puis il y a le dernier profil : celui qui voit mais s’en fiche royalement. Celui-là lève les yeux rapidement, aperçoit le ventre arrondi mais se replonge aussitôt dans sa lecture/son téléphone/son jeu/ ses pensées… Cette attitude volontairement négationniste est vraiment difficile à accepter car on y sent tout l’individualisme qui est le mal de notre époque… Dans ces cas-là, on ressent une forme de solitude, une blessure assez forte car alors porter la vie n’est pas reconnu comme un acte fondateur de notre civilisation. J’ai dépassé ce stade avec cette troisième grossesse puisque maintenant je n’hésite pas à demander une place. Mais combien de mamans primipares n’osent pas et restent ainsi des minutes durant debout. Je trouve cela terriblement choquant.

Je trouve cela choquant pour les futures mamans, pour les invalides, pour les personnes âgées non seulement parce que c’est un manque certain d’éducation mais surtout parce que c’est un manque cruel d’empathie.

Je ne peux pas affirmer que cette attitude est la plus courante mais elle n’est pas non plus rare. S’il existe des profils de justiciers, il existe aussi beaucoup d’indifférents…

Je n’ai pas de leçon à donner juste une expérience à partager parce qu’en parler c’est aussi peut-être un peu éveiller les consciences. On peut être tous une fois dans sa vie cette personne qui a besoin d'une place assise.

Non la grossesse, la vieillesse ne sont pas des maladies mais ce sont des moments de la vie où on a besoin de sentir une certaine humanité autour de soi, un moment d’union qui rassure aussi sur notre condition…

Au-delà d’appliquer des règles de bon sens, il suffirait juste de se rappeler des lois de la nature… Parce que parfois la raison et le cœur peuvent aller de pair.


Ou ce témoignage sur les longs trajets depuis la banlieue  





samedi 18 novembre 2017

Nos DIY lumineux avec Super Candellissimo de Joustra (#concours inside)



Quand vient le temps de cocooner, des journées d’automne pluvieuses et froides, il est temps de privilégier les activités en intérieur pour occuper les enfants.

Ma fille aime particulièrement ce genre de jeu où elle peut créer, inventer, produire des objets uniques. Elle est d’ailleurs assez douée dans ce qu’elle fait. 

De mon côté, je trouve cela formidable de partager ce genre de jeu avec mes enfants mais je privilégie les activités qui se réalisent facilement et dont le mode d’emploi est simple.
Par ailleurs, je trouve cela chouette de suivre le rythme des saisons et des fêtes.

Aussi, j’ai trouvé le coffret Super Candellissimo de Joustra vraiment sympa en cette saison où la lumière décline et où les bougies viennent décorer la maison.


Grâce à ce coffret, on a pu créer toutes sortes de bougies : en cire, en gel, avec des formes diverses grâces à des moules ou des photophores.

9 formes sont possibles grâce au kit de moules contenu dans la boite. A l’intérieur, on trouve par ailleurs des sachets de cire, du gel, de la cire liquide, des bâtonnets de couleur en cire, des mèches mais aussi des petits pochoirs pour réaliser des petits décors à découper sur des feuilles de cire doré ou argenté.




Nous avons choisi de faire une bougie cône à motifs étoilés, une bougie bleue en gel et une bougie dans laquelle nous avons superposé les couches de cire.


A chaque fois c’est assez simple et l’enfant peut réaliser de nombreuses étapes, seul. La seule étape où la présence d’un adulte est indispensable est celle où il faut faire fondre la cire au bain-marie. Cette étape est rapide et la cire sèche vite.




Un mode d’emploi bien détaillé est vendu avec le coffret.

 Ce coffret est très complet et vraiment adapté aux enfants dès 8 ans. En plus, il y a suffisamment de cire pour réaliser des bougies pour soi ou pour offrir. C’est une jolie idée cadeau pour gâter les maîtresses ou les mamies. La combustion est parfaite.

La seule critique que je pourrais faire à ce coffret est la taille de la boite car quand on a comme nous une petite chambre, il prend trop de place.

Son petit prix 29,95 € en fait le cadeau idéal pour noël.

Je vous propose par ailleurs de le gagner en ce moment sur la page facebook du blog.







mercredi 15 novembre 2017

Ma jolie lingerie de grossesse (#Lahalleetmoi 1)


L’une des premières choses qui change lorsque l’on est enceinte est évidemment notre corps avec parfois des signes qui ne trompent pas avant même que notre petit bidon pointe.

Ainsi, je n’ai pas pris beaucoup de poids pour le moment mais par contre ma taille de bonnet de soutien-gorge a complètement changé et j’ai dû alors investir dans une lingerie adaptée à mes nouvelles formes de future maman.

Coupe parfaite, matières agréables, jolis modèles et petits prix ont été les leitmotiv de mes achats.

Et quand on m’a proposé de devenir ambassadrice de La Halle en tant que future maman, j’ai eu le plaisir de découvrir une très belle collection de sous-vêtements future maman et allaitement.

La collection lingerie de jour propose en effet des soutiens gorge maternité en coton ou en matière toute douce avec détails de dentelle fine et des couleurs très tendres. La plupart des soutiens gorge de la gamme Grossesse sont utilisables pendant les 9 mois mais aussi au moment de l’allaitement grâce à un audacieux système de clips. Ils permettent ainsi d’être portés longtemps et d’allaiter en toute discrétion.

J’ai choisi un pack de deux soutiens gorge confortables et jolis dans un esprit très cocooning : un adorable modèle gris perle à pois blancs et un autre rose poudré que je trouve très délicat. Ce n’est pas parce qu’on est enceinte qu’on ne doit pas se sentir jolie et sexy ! J’adore les porter car ils sont très agréables et assurent un galbe parfait. Après plusieurs passages en machine, ils résistent très bien pour un prix vraiment accessible de 29,99 € !

Les culottes sont aussi proposées en pack. Quand on est enceinte il est aussi important d’avoir une culotte adaptée et confortable tant par la matière que par la forme. J’aime beaucoup celles que j’ai choisies qui mélangent viscose, polyamide et coton. Elles vont très bien avec les soutiens gorge et sont super : discrètes sous les pantalons, couvrantes sans faire mémère …

La Halle propose des produits qui vont du 38 au 46 pour les culottes et du 90 B au 105 E pour les soutiens gorge.

Je vous reparlerai très bientôt de mes autres produits chouchous pour un hiver enceinte mais en attendant, je recommande vraiment à celles qui cherchent de la belle lingerie de grossesse de jour comme de nuit de choisir sur le site de La Halle.





lundi 13 novembre 2017

10 ans plus tard


Au fil de mon compte Instagram, je suivais une amie qui d’origine réunionnaise passait quelques jours en famille sur cette belle île.

Il y a 10 ans, à la même période, mon chéri et moi faisions notre voyage de noces entre La Réunion et l’le Maurice, un séjour qui nous a laissé un souvenir fort et indélébile.

Fort, parce que ni lui ni moi n’avions vraiment beaucoup voyagé et encore moins vers une destination aussi exotique et lointaine. 10 h d’avion, des paysages jamais vus, un autre hémisphère, des étoiles qu’on voyait à l’envers et partout l’océan tour à tour sous forme de lagons ou de hautes vagues peuplées d’animaux marins.



Indélébile car terres de contrastes, on n’oublie jamais de tels paysages et ambiances.

Entre les montagnes abruptes qui cachent des volcans actifs, ses forêts luxuriantes qu’on ne retrouve que dans les régions tropicales, ses brusques changements de climats, ses excès naturels qui ne sont pas toujours domptés par l’humain, La Réunion est une île qui joue sur les nerfs autant qu’elle émerveille.


Plus en douceur, l’Ile Maurice est une carte postale idyllique, paradis perdu de Bernardin de Saint-Pierre, qui donne envie de prendre le temps de vivre face à la clémence des éléments, une île où les fleurs semblent avoir la beauté de l’état originel du monde.


A la Réunion, nous nous sommes dépassés pour découvrir cette île aux milliers de trésors. Le corps en mouvement, nous avons marché, nagé, sauté, grimpé, porté…. Il a fallu affronter ces routes aux virages en tête d’épingle qui rendent malades même le conducteur. J’ai sauté une falaise en Canyoning et même fait une descente en rappel alors que je suis la plus peureuse de la terre. Tu m’as aidé à affronter la douleur physique d’une marche de deux jours sur les abrupts sentiers réunionnais.

Ensemble, on a assisté au lever du soleil depuis le Piton des Neiges, image en 360 sur le monde autour. Inoubliable souvenir d’un de ces moments dont on a l’impression qu’il est là juste pour nous.

Ensemble on a approché les volcans au plus près, confiante dans ta connaissance du terrain, je t’ai suivi dans ce chemin transgressif au cœur de la Terre en mouvement.
La Réunion était ta terre, ton espace de jeu et de liberté, cet endroit où tu as pu laisser libre cours à tes penchants naturels pour la liberté. Je t’ai suivie, passant outre mes angoisses et a priori voulant te donner le meilleur.








A l’Ile Maurice, nous nous sommes relâchés, tu t’es même parfois ennuyé. C’était plus une île à mon image : nonchalante, zen, où il suffit de regarder le mouvement de la mer translucide pour se sentir ailleurs. Maurice est propice à la méditation et au Yoga, aux massages et à la beauté simple.








Finalement nous l’avions parfaitement choisi ce voyage de noces avec deux destinations en contraste : l’une pragmatique, complexe, sensuelle, luxuriante, ardue, magnifique, abrupte, aux mille trésors et l’autre en apparence si calme, un peu secrète, ambivalente entre goût du luxe et moments simples, lumineuse.

Un mélange de nos personnalités, un pan de notre histoire qui est toujours là 10 ans plus tard.

Nous étions armés pour vivre tous ces moments ensemble il y a 10 ans.

Nous le sommes sans doute encore plus aujourd’hui avec deux enfants et un bébé à venir, une vie avec ses hauts et ses bas, ses surprises et ses désillusions.

Il y a 10 ans, nous étions déjà ensemble depuis 10 ans mais c’est notre mariage qui a scellé notre vie telle qu’elle est aujourd’hui.

Nous avions plus de naïveté, plus d’espoir, nous découvrions le monde avec l’œil de trentenaires qui pensent que tout est à construire et qui telles des fourmis bâtisseuses jettent docilement les pierres de notre futur…

10 ans plus tard, nous savons que l’édifice doit sans cesse être construit, que rien n’est acquis. Notre espoir n’est plus naïf mais concret. Nous réfléchissons plus à ce que nous devons entreprendre, le rêve est toujours là mais ses contours sont moins flous.

C’est une période à la fois proche et lointaine. J’aime cette photo (la première que j’ai mise sur Facebook par ailleurs) où je te regarde avec ce sourire doux, confiant, amoureux. J’ai confiance en nous, je sais que nous allons sur un chemin qui ne sera pas droit mais mes pas calés sur les tiens, je suis prête à vivre avec toi les 10 prochaines années.


Pas de voyage célébrant nos noces d’étain, on n’en a pas les moyens. Mais ce n’est pas grave car  notre voyage est quotidien et il suffit parfois d’une photo vue sur les réseaux sociaux pour se rappeler ceux qu’on a été 10 ans plus tôt et se poser sur ceux qu’on est aujourd’hui.

Nous ne serons plus jamais ceux d’il y a 20 ans ni ceux d’il y a 10 ans mais nous pouvons être ceux de maintenant et pour toutes les années à venir.


Merci à Marie Laure T dont les photos sur IG m’ont inspirée ce post.