jeudi 21 février 2019

Astuces faciles de maman organisée



Avec trois enfants, on peut dire qu’il faut être très organisée pour ne pas avoir la sensation d’être dépassée. Jongler entre les impératifs des grands et les besoins de la petite est souvent périlleux mais au fil des mois, j’ai appris à m’organiser afin de ne rien oublier tout en étant toujours zen.

Ce n’est pas toujours simple car il n’y a pas une semaine sans qu’il ne faille penser au pique-nique de l’un, au sac de piscine, au bâton de colle, au change pour la crèche etc…  Nous essayons donc de trouver des bons plans qui soient respectueux de nos engagements tout en étant économiques et pratiques.

Et surtout nous essayons de nous dégager du temps pour profiter au maximum des doux moments…

Anticiper

C’est la clé d’une bonne organisation : savoir anticiper les besoins pour éviter que ce soit la course ensuite.

Par exemple, je vérifie toujours la validité des papiers d’identité et je scanne tous ceux de la famille pour pouvoir les récupérer à tout moment si besoin.

Je me suis rapidement renseignée sur les dispositifs concernant les familles nombreuses et nous avons les cartes de réduction pour les sorties, les voyages ou les activités.

J’ai aussi fait leurs cartes de sécurité sociale européenne ce qui me permet de les avoir à disposition lors de nos séjours européens en famille ou en solo (voyages scolaires par exemple).

De la même manière pour les devoirs, nous essayons de les faire à l’avance afin de parer tous les imprévus.

Se faciliter la vie dans toutes les situations

Je suis toujours à la recherche de bons plans pour me faciliter la vie surtout lorsque je dois faire quelque chose pour les trois enfants en même temps Ainsi, j’ai toujours un stock d’étiquettes à leur nom/prénom quelle que soit la période de l’année. Si la rentrée est la période la plus importante, je peux avoir besoin d’étiquettes dans de nombreuses autres circonstances notamment les colonies, les classes vertes ou pour les vêtements de crèche de ma fille qui grandit souvent.

J’ai trouvé mon bonheur sur le site C mon Etiquette, un site fondé par les parents de 3 enfants qui en avaient assez de partir à la recherche des doudous !


Ce site est très simple d’utilisation puisqu’en quelques clics, j’ai créé les étiquettes de toute la famille. J’avais besoin d’un pack pour mes trois enfants et j’ai donc choisi de personnaliser mes étiquettes pour en avoir pour tout le monde en un seul envoi. J’ai privilégié les modèles autocollants car on peut les utiliser sur les affaires ou sur les objets. Mais il existe des étiquettes thermocollantes qui résistent aux lavages. J’en ai d’ailleurs pris certaines pour les affaires de ma fille aînée. J’ai apprécié de pouvoir composer moi-même le pack en fonction de mes besoins. Mais il m’est aussi arrivé de commander des packs « clés en main » en fonction des circonstances : pack crèche, maternelle ou ski sont composés d’étiquettes adaptées….

Il y a un choix unique d’illustrations sur tous les thèmes préférés des enfants et pré-ados, beaucoup de couleurs de fond et de choix de polices ce qui permet de nombreuses combinaisons.

Ma fille a choisi des étiquettes très kawai à motif de sushi tandis que mon Geek a choisi un motif de manette de jeux. Quant à ma mini, je lui ai évidemment créé des étiquettes roses à motifs de lapin.











J’ai été livrée en 48h par voie postale et j’ai reçu des étiquettes parfaites. Sans solvant et de fabrication française, elles sont très soignées et adhèrent parfaitement aux vêtements. Hyper faciles à poser (soit à coller, soit au fer à repasser), elles résistent au lave-linge.


Hyper pratiques, résistantes et jolies, ces étiquettes sont d’un excellent rapport qualité-prix.
A noter que C mon étiquette propose aussi des gourdes et des Bentos vraiment originaux qui vont plaire aux enfants !

Noter pour ne rien oublier

Afin de ne pas oublier la sortie de l’un, l’activité de l’autre, payer telle ou telle chose, je fais des listes papier sur un petit carnet que j’ai toujours avec moi ou sur l’ordi. J’ai une liste par enfant et je les regarde chaque jour. Je les complète au fur et à mesure et je respecte ainsi les timings.

Faire des listes est ce que j’ai trouvé de plus efficace pour ne rien oublier.

Manger sain et varié sans se prendre la tête !

Côté repas tout d’abord, j’essaie depuis quelques temps d’établir des menus à l’avance avec des plats qu’ils aiment mais qui sont rapides à faire. J’ai des basiques que je fais régulièrement comme les lasagnes, les quiches, le chili con carne, les salades ou les soupes, le traditionnel steack-frites du weekend… J’aime aussi piocher des idées chez les autres. C’est ainsi que je suis une fan des recettes de Laurent Mariotte souvent rapides et économiques. Je trouve aussi des idées sur les blogs et notamment sur l’excellent blog de Débo Brico qui propose chaque semaine des idées de menus sains.

 En prévoyant à l’avance, je gagne du temps et quand je le peux je prépare les plats un jour avant. Pour la petite qui mange des purées de légumes, je fais avec mon robot une quantité supérieure à celle qu’elle va manger. Comme ça, je congèle l’autre partie dans les petits pots de conservation Philips avent.

Pour le goûter, nous avons pris l’habitude depuis quelques mois de ne plus acheter de gâteau manufacturé. Ainsi nous faisons tout nous-même et les enfants adorent ! Gâteaux au chocolat, cake au citron, gâteau au yaourt, aux pommes, crêpes… On ne se lasse jamais et c’est bien meilleur que tous les produits industriels ! En général, nous faisons un gâteau le dimanche et un autre le mercredi afin que cela nous fasse la semaine.




Trier, classer, ranger

Côté vêtements, il ne se passe pas un jour sans que je ne fasse une machine car à 5, la panière à linge ne désemplit pas ! Cet hiver, comme le linge séchait moins vite, nous allions à la laverie faire sécher l’équivalent de 4 machines. Cela nous coutait 5 euros environ mais nous évitions ainsi les vêtements pendouillant dans toute la maison pendant plusieurs jours !

Je demande aussi aux grands de ranger eux-mêmes leur linge dans leur armoire afin de participer aux tâches ménagères.

A 5, il a fallu faire de la place dans l’appartement (nous n’avons pas encore pu déménager malheureusement) et j’ai pris l’habitude de me débarrasser régulièrement de ce dont on ne se sert plus. Pour les vêtements abîmés ou démodés, je donne à des associations qui recyclent ; les vêtements de mes grands devenus trop petits vont chez ma sœur qui a deux enfants plus petits et je pratique aussi la vente de produits. Chaque été, nous faisons ainsi une brocante dans notre maison de campagne revendant ainsi vieux jouets et livres déjà lus. Pour tous les articles de puériculture et les vêtements de bébé de ma miss, j’ai créé un compte Vinted. Cela permet vraiment de minimiser les accumulations et de faire de la place !

Déléguer pour mieux profiter

Et surtout, aucune organisation ne peut tenir si elle repose sur une seule personne.
Je l’ai appris encore plus maintenant que j’ai trois enfants. Si je n’avais pas l’aide de mes grands et de mon mari notamment, je ne pourrais pas être si zen. Je n’ai pas les moyens de prendre une Baby-sitter ou une femme de ménage alors on s’organise entre nous pour rendre le quotidien plus facile.

A  12 et 10 ans, les grands sont mis à contribution par exemple pour mettre la table, jeter un œil sur leur petite sœur si j’ai besoin… ils gèrent leur petit déjeuner, leurs affaires, leurs douches et apprennent à être autonomes dans leur travail perso. J’ai beaucoup de chance car ils sont vraiment mignons.

Et mon chéri est d’une aide rare. Il gère les enfants et m’aide dans toutes les tâches ménagères dès qu’il le peut. Il adore faire les courses ou la cuisine et ne rechigne pas à étendre le linge ou autre…  Il y a certaines choses qu’il fait mieux que moi, d’autres que je suis la seule à gérer mais nous savons trouver un équilibre.

Avec toutes ces petites astuces, je peux dire qu’on ne s’en sort donc pas si mal et que nous sommes une famille plutôt organisée !



mardi 12 février 2019

#Mercigrandmère (#Concours avec Café Grand’Mère)



Aujourd’hui je voulais vous parler des grands-mères, pas de la mienne mais plutôt des grands-mères de mes enfants (et donc ma mère), celles qui sont nées à l’époque des 30 Glorieuses et qui ont largement contribué à défendre les droits des femmes et à nous permettre d’être celles que nous sommes en 2019.

A l’occasion de sa nouvelle campagne de publicité, Café Grand’Mère a dépoussiéré son image en s’intéressant à la grand-mère moderne, qui n’est plus seulement la mamie gâteau au chignon parfait qui servait son café dans une tasse en porcelaine, mais plutôt une femme épanouie et affranchie de nombreux codes après des années de lutte pour avoir les mêmes droits que les hommes… Dans un film publicitaire #Mercigrandmère réalisé à partir d’images d’archives, la marque explore cette époque et met à l’honneur toutes ces femmes qui ont changé durablement notre place de femme dans la société.



Ma mère ou ma belle-mère font partie de cette génération et elles sont bien loin de l’image de mes grands-mères, vestiges d’un long passé de silence et de tradition. Au contraire, chacune à sa façon a cherché à s’émanciper, a acquis des droits à force de travail, de ténacité, souvent de sacrifices. Ce n’est pas une génération de compromis. Elles sont souvent obstinées, n’ont pas l’habitude de se remettre en question, restent témoins d’une époque ancienne mais ont voulu prendre leurs distances avec leurs aînées. C’est une génération dont on a l’habitude de dire qu’elle a été gâtée à bien des égards et c’est vrai qu’à nos yeux, cette époque reste emblématique. Les images d’Epinal de jeunes femmes aux cheveux lâchés, aux mini-jupes et pantalons pattes d’éph, d’intellectuelles, de militantes qui découvraient la liberté sont nombreuses…



Je suis la fille de ces mères devenues grands-mères et j’ai grandi au milieu de ces histoires de fillettes qui portaient des uniformes et allaient dans des écoles non mixtes jusqu’au lycée et qui étaient souvent promises à un avenir de bonnes mères de famille avant que mai 68 ne vienne mettre un grand coup de pied dans ces préjugés ! J’ai donc évolué dans une ambiance où l’on n’a cessé de faire de nous l’égal de l’homme et où les études étaient souvent la source de cette ascension. Beaucoup de femmes de mon âge occupent des postes à responsabilité, investissent tous les domaines et surtout ont choisi de ne pas choisir et de tout concilier, aussi bien leur vie pro que leur vie de maman, de femme et d’épouse… 

Les femmes du XXI ème siècle ne peuvent que leur dire merci d’avoir ainsi jeter des pavés dans la mare machiste qui était en vigueur jusqu’alors…

Nos grands-mères de 2019 ont eu l’amour libre mais aussi la peur d’être enceintes, le silence face au harcèlement sexuel, les 1ers comptes en banque à leurs noms, l’IVG et le divorce ; nous avons la charge mentale, le Sida, la pilule, le #Metoo, l’inégalité des salaires entre les hommes et les femmes, la péridurale, le maternage… Des combats différents mais toujours des sujets à défendre !



Mais même si le chemin est encore long, ces femmes du BabyBoom ont fait de nous et de toutes les générations à venir des combattantes, des femmes qui luttent la tête haute (et non plus en sous-terrain comme les femmes jusqu’aux années 50) pour être entendues. 

Nous savons crier, protester, manifester, rire à gorge déployée, jurer comme des charretiers, aller au bureau en jean et en baskets si bon nous semble. Nous savons aussi cajoler nos enfants, décider de travailler à temps partiel pour passer du temps avec eux et le lendemain présenter un Business Plan à une assemblée masculine. Nous savons enfin sortir notre carte bleue pour faire du shopping, payer nos factures ou offrir à notre amoureux un weekend sur un coup de tête !

Nous savons faire tout ça parce qu’elles nous l’ont appris. Et pour ça on ne peut que leur dire MERCI car l’émancipation est la clé de notre bonheur.

Ces femmes ordinaires se sont unies dans un mouvement extraordinaire, comme il n’y en avait encore jamais eu auparavant.

Et c’est parce qu’elles ont osé se lever que nous pouvons aujourd’hui faire entendre nos voix.

De militantes, ces femmes sont devenues au fil des années des témoins clés d’une époque révolue et on comprend de mieux en mieux leur implication.

Les historiens les mettent à l’honneur, des écrivaines occupent des places de choix sur les étals des libraires avec leurs récits féminins. Annie Ernaux, Elena Ferrante sont des auteurs phares de cette tendance. Une tendance à laquelle je suis d’ailleurs particulièrement sensible depuis quelques années. J’aime leurs récits bruts, écouter leurs douleurs muettes de jeunes femmes qui se sont transformés en combat pour la liberté !Il y a dans ces femmes qui ont pris leur destin en mains beaucoup de similitudes qui rendent leur vie passionnante. En 2018, j’ai adoré le récit à deux voix de Evelyne Pisier et de Caroline Laurent, « Et soudain la liberté ». La première a été mon professeur d’Histoire des Idées Politiques à la fac de Droit, une femme de tous les combats, qui s’est affranchie de sa condition ; la seconde est une jeune éditrice de notre époque, sensible et raffinée qui a su mettre en avant son inspiratrice dans un très beau livre ! J’ai beaucoup aimé cette confrontation et je me suis retrouvée dans cette jeune éditrice fascinée par cette femme audacieuse.


Et ces femmes dont on admire le parcours et qu’on peut voir à 20 ans dans les images d’époque dans des tenues qu’on porterait sans honte de nos jours sont désormais les grands-mères de nos enfants.

J’ai adoré écouter enfant ma grand-mère raconter ses souvenirs mais j’avais du mal à visualiser ce qu’elle avait pu vivre. Au contraire, les souvenirs de nos mères sont encore très actuels et leurs combats restent proches des nôtres ou de ceux de nos filles.

Alors le 3 mars, pensez à fêter les grands-mères !  Et moi je dis merci au café Grand’Mère de m’avoir permis de me pencher sur ce sujet et de rendre hommage à ces femmes que je côtoie tous les jours !

Et en attendant, Café Grand’Mère me propose faire gagner à l’une d’entre vous ce teeshirt collector en taille M et ces nouvelles capsules de café  en aluminium pour machines Nespresso ®.
Pour jouer, rien de plus simple :

1- Vous laissez en commentaire un message à votre grand-mère
3- Vous partagez sur les réseaux sociaux

Jeu réservé à la France métropolitaine. 

Date limite de participation 17 février 2019 !

Bonne chance !

EDIT du 18 fevrier 2019

Merci pour vos participations et félicitations à la gagnante Emilie TROCCAZ 

Envoie-moi vite tes coordonnées postales sur cesdouxmoments@gmail.com 

vendredi 25 janvier 2019

Un doux moment mère-fille pour ses 10 ans !



Pour fêter ses 10 ans, j’avais envie de lui faire un cadeau un peu spécial…

Plus qu’un énième objet qui allait encombrer sa chambre, c’est donc un moment qu’elle a reçu en cadeau.

A l’occasion de son dixième anniversaire, elle a pu découvrir le temps d’un après-midi la douceur du Hammam entre rituels d’Orient et massage bien-être.

Un doux moment mère-fille dont elle se souviendra et qui j’espère lui rappellera toujours qu’il faut aussi s’aimer et prendre soin de soi.

Pour ce moment, il n’était pas question d’aller dans un endroit froid et guindé mais plutôt de partager une bulle de douceur. C’est la raison pour laquelle le choix du Spa Les Cents Ciels Paris s’est vite imposé.

Et nous n’avons pas été déçues.

Le lieu est très dépaysant et derrière chaque porte, on a l’impression de pousser les portes d’un palais des mille et une nuits : sculptures en bois ajouré, carrelages de faïence bleu, lumière tamisée,coussins qui incitent à des poses lascives, grands volumes, le tout dans un parfum de santal et de Patchouli…

Cette authenticité se retrouve dans les lieux de soin avec un magnifique espace d’eau comprenant un grand Hammam tiède, une piscine, un petit hammam chaud et un Sauna. Le grand hammam est plongé dans la pénombre avec des vapeurs d’eau ce qui en fait un endroit propice aux chuchotements, à la détente. Des grands bancs recouverts de faïence sont prévus pour s’y installer et profiter de la torpeur ambiante. La piscine est un bassin à l’eau fraîche dans lequel il est agréable de venir se rafraîchir après un tour au Hammam chaud ou au Sauna.

Partout le sens du détail nous a plongées dans un autre temps, un autre lieu.

Elle a aimé sentir la chaleur et la moiteur du Hammam.

Elle a adoré nager dans la piscine.



Elle a regardé derrière chaque porte avide d’y trouver des secrets.

Elle a enfilé un peignoir et des tongs et il fallait voir ses yeux briller à se glisser dans ces vêtements un peu trop grands pour elle.

Elle s’est sentie elle-même un peu plus grande le temps de quelques heures et elle a regardé attentivement le spectacle qu’elle avait sous les yeux.

Elle a scruté les habitudes, reconnu ces femmes qui semblaient être des habituées face à nous qui étions là pour la première fois, distingué celles qui venaient entre copines ou en famille. Elle a détaillé celles qui ont tellement d’assurance quoiqu’elles fassent, même lorsqu’elles sont en maillot de bain, celles qui, au contraire, découvraient ce temple du bien-être, elle a compris que derrière les confidences de boudoir, il y a aussi des façons de vivre sa vie de femme.

Dans le salon de repos, elle s’est allongée telle une odalisque et a dégusté son thé à la menthe. Je lui ai parlé des livres de Kénizé Mourad, De la part de la Princesse morte et Les Jardins de Badalpour car les lieux m’avaient transportée dans ces romans du Moyen Orient. J’ai essayé de lui transmettre mon goût pour les décors, ma sensibilité aux ambiances et aux lieux qui viennent de mon attirance pour les vieilles histoires et les vieilles pierres… Elle m’a écouté découvrant en même temps l’histoire de ces princesses oubliées.



On a ri quand il a fallu enfiler le slip jetable avant le massage parce qu’elle n’imaginait même pas qu’on devait porter ce genre de chose !

On a savouré ce massage synchronisé de  25 minutes à l’huile chaude.

Plus qu’un moment de détente, cet après-midi a été une sorte de rite initiatique. J’ai aimé lui offrir ce rituel afin qu’elle garde en tête que c’est ce qu’elle vit qui est plus important que ce qu’elle accumule. A 10 ans, elle était prête pour franchir cette nouvelle étape et j’ai pu observer ce changement qui opère en elle depuis quelques mois.

C’était aussi un moment en tête à tête entre nous comme il y en a eu peu depuis la naissance de sa petite sœur.

Ma « grande » comme je l’appelle désormais est encore cette petite fille qui aime me tenir la main, me faire des bisous, qui attend que je passe du temps avec elle. Mais c’est aussi une presque jeune fille qui rêve à ce qu’elle va pouvoir faire quand elle sera grande, comme par exemple d’aller au Spa avec ses copines…

Je crois ne pas me tromper en affirmant que sa première expérience au Spa a été concluante et qu’elle en gardera un joli souvenir.

Pour 2h00 de présence comprenant accès au Hamman, spa, piscine, espace détente et 25 minutes de massage pour 2 personnes, j’ai payé 140 €. Il y a une formule à 195 € comprenant en plus le gommage au savon noir mais je ne l’ai pas pris car j’avais peur qu’à 10 ans ce ne soit pas adapté à la peau fragile de ma puce.

Le spa Les Cents Ciels accueille les mères et les filles dès 10 ans.

PS : pardon pour la qualité des photos mais nous étions la plupart du temps dans la pénombre ou dans le flou dû à la vapeur d’eau.

lundi 21 janvier 2019

#10Yearschallenge, un éclairage sur notre société 2.0




2009-2019, c’est le fameux #10Yearschallenge qui enflamme en ce moment les réseaux sociaux et particulièrement instagram avec des millions de publications.

Le principe : une photo de soi en 2009 et une autre en 2019. Ce hashtag aux allures de challenge anodin a réussi son pari car il a su mobiliser nombre d’utilisateurs les obligeant à s’interroger sur ces dix années écoulées.

10 années où les réseaux sociaux ont explosé modifiant nos comportements pour le meilleur et pour le pire.

Instagram n’existait pas encore, Facebook était à la mode et c’est là que le nouveau monde se faisait. 

Les photos se partageaient encore avec précaution voire méfiance. En témoigne les difficultés qu’ont eues la plupart des participants au #10Yearschallenge à retrouver un cliché d’eux en 2009. Il serait intéressant de refaire ce challenge dans 10 ans et je suis sûre que personne ne rencontrerait ce genre de problème au vu du nombre de clichés mis par jour sur Instagram !

Ce #10Yearschallenge m’a également permis de voir que le monde de l’influence parental avait quelque chose de très intéressant qu’il semblait faire disparaître les différences d’âge. 

Deux femmes qui ne se seraient probablement jamais rencontré avant se « follow » désormais comme si elles avaient toujours été les meilleures amies du monde. Quel était alors le rapport entre une jeune fille de 19 ans qui découvrait l’amour, venait d’obtenir un diplôme… et une autre de 30 ans qui affirmée dans son job devenait maman. Dix ans plus tard elles semblent avoir presque la même vie ! Un job, une famille, une maison… Elles sont devenues les mêmes femmes ! J’ai des amies virtuelles qui ont 10 ans de moins que moi et qui donnent pourtant l’impression via les réseaux sociaux d’avoir déjà accompli tout ce qu’une femme adulte devrait avoir fait. On dirait que derrière le parfait cliché familial, c’est un mode de vie qui se distingue peu importe l’âge ou le milieu social de la personne qui le poste. Cette uniformisation des réseaux sociaux m’a très souvent interpellée auparavant mais ce #10Yearschallenge me l’a confirmé une fois encore !

Un autre point qui a été mis en lumière par ce challenge est une amélioration de notre esthétique. En 10 ans d’Instagram, tout le monde semble avoir gagné en bon goût. Les photos sont plus soignées, les couleurs plus belles, beaucoup ont progressé en photographie et même on a l’impression que les gens sont plus beaux ! Mieux habillés, mieux coiffés, au lieu d’avoir pris en rides et en teint gris, la plupart d’entre nous semble s’être « bonifié » avec le temps… Là encore, c’est un trait général d’Instagram qui semble proposer à « Monsieur et Madame Tout le monde » d’accéder au beau. Leurre ou vérité, on le saura peut-être plus dans 10 ans !

Evidemment l’attrait principal de ce #10Yearschallenge est d’avoir fait souffler un vent de nostalgie sur les réseaux. De l’introspection à faire pleurer dans les chaumières, des grands moments de remise en questions, des « c’était mieux avant » ou « je détestais cette personne que j’étais alors »… On a eu droit à tout et dans tous les styles ! Certains ont choisi de mettre deux photos côte à côté, d’autres une seule photo d’eux en 2009. Certains ont choisi de faire passer « ces moments d’avant » en story. Pour quelques-uns, il a été impossible de trouver une photo « potable » tandis que d’autres ont choisi de nous inonder de photos de cette période. Nous avons tous nos raisons de participer à ce challenge, tous notre façon de le faire…

10 ans c’est une éternité et une goutte d’eau dans une vie. Parfois il semble ne rien se passer en 5 ans et au contraire en une année une vie peut être transformée ! Mais peu importe car 10 ans résonne comme un glas pour la plupart d’entre nous et ce depuis notre tendre enfance puisqu’on a coutume de célébrer le passage à la dizaine comme une étape.

Ces questions autour du temps qui passe occupent l’être humain depuis la nuit des temps (Que dirait Proust s’il vivait en 2019 ?) et il n’est pas alors idiot que cela revienne sur les réseaux sociaux… Mais ce qui est nouveau c’est que cette question semble être au cœur de nos préoccupations individualistes.

Laisser une trace, toujours et encore…

Alors peu importe que beaucoup disent que ce #10yearsChallenge est un gros coup de Big Brother pour récolter des données personnelles qu’il pouvait encore ignorer…

Le #10YearChallenge est sans contexte un succès pour Facebook et Instagram qui confirment qu’aujourd’hui, ils sont les seuls « médias » à pouvoir mobiliser le grand public partout dans le monde.

C’est certainement aussi une donnée sociologique sur notre époque qui restera peut-être dans quelques années comme l’un de ces phénomènes ayant caractérisé notre société 2.0

Ce challenge a principalement été compris et interprété sous l’angle personnel mais d’autres ont voulu s’en servir pour attirer notre attention sur des phénomènes plus larges que notre petit nombril. En témoigne cette photo de la banquise qui a presque disparu en 10 ans. N’est-ce pas finalement ce qui devrait être la règle et non l’exception ? N’aurions-nous pas plus à dire en parlant de notre monde plutôt que de soi quand on a à disposition une telle audience ?



Pas sûre que nous soyons prêts à l’entendre mais dans 10 ans peut-être que nous n’aurons pas le choix ?

PS : je précise que j'ai participé au #10yearschallenge sur mon fil Instagram avec une photo choisie représentant mon plus beau rôle, celle d'une maman épanouie, celle que j'étais il y a 10 ans et que je suis aujourd'hui