mercredi 6 mars 2019

Brunch à l’allemande au WunderBär, Paris



Il y a 15 jours, j’ai été invitée avec mon chéri à découvrir le brunch du WunderBär, un bar-restaurant qui met à l’honneur la culture allemande. Ce bar est situé dans le très hypster quartier de République à Paris.

Nous avions découvert la culture allemande lors d’un long weekend en famille dans la région de la Forêt-Noire l’an dernier et pour mon mari lors de ses périples à vélo en Europe. Notre ainé a également choisi d’apprendre l’allemand en plus de l’anglais au collège… Tous ces éléments ont fait que petit à petit nous nous sommes familiarisés avec la culture germanique et j’étais donc très curieuse de tester ce concept unique !





L’enseigne est située rue Beaurepaire avec une petite terrasse aménagée et de grandes fenêtres ce qui lui donne beaucoup de luminosité. La déco est très chaleureuse avec un grand bar d’angle où s’affaire l’équipe de direction et de service et aussi dans la salle des tables en bois à l’esprit brocante. C’est simple et sans chichi avec beaucoup de personnalité. Avec cette déco un peu vintage, on s’y sent immédiatement comme à la maison !




Mention spéciale également à l’équipe aux commandes qui est jeune et sympathique ! L’accueil par les fondateurs du concept (2 jeunes gens  qui combinent leur talent d’entrepreneurs et de polyglottes) est très agréable ; le service est professionnel et décontracté. Nous sommes venus avec notre petite puce et nous avons été immédiatement mis à l’aise. D’ailleurs en ce dimanche de Brunch, l’esprit était très Kidfriendly et de nombreuses familles étaient venues profiter des douceurs teutonnes !




Place au menu maintenant avec une carte 100 % German Street food, une cuisine à la fois simple et inventive assez surprenante. Le dimanche c’est donc une formule Brunch à 22 € qui est proposée. L’ingrédient principal est bien sûr la saucisse ou Wurst qui se déguste de plusieurs façons et sous différentes formes. Nous avions choisi la Currywurst, un classique du jour qui nous a été servie coupée nappée d’une sauce sucrée salée maison. Il y a aussi des saucisses au fromage, des saucisses blanches à l’eau, des saucisses oranges… Bref toutes sortes de saucisses venues de l’Allemagne entière. A côté de cela, de nombreuses salades sont proposées dont la fameuse salade de pommes de terre. Des frites ou du chou sont aussi servies. Nous avons aussi goûté un genre de tartare végétarien à base de betterave mais qui ressemble étonnement à un tartare de bœuf ! Des tartines végétariennes sont aussi servies dont une à base de champignons, de crème et de parmesan que nous avons adoré. Des saveurs particulièrement étonnantes tantôt vinaigrées, tantôt sucrées…Le brunch est accompagné d’une boisson chaude et nous avons aussi pu goûter un jus frais de Kiwi. Et bien entendu, nous nous sommes régalés avec un Bretzel au fromage fabriqué en Alsace et cuit et assaisonné sur place… Puis nous avons terminé sur une note gourmande avec un Apfel Strudel à tomber !

  





Nous avons particulièrement apprécié ce brunch atypique qui plaira aussi aux enfants (d’ailleurs un menu enfant existe). C’est copieux, frais et équilibré à un prix très raisonnable.
C’est une sortie que j’aurais plaisir à refaire en famille sous forme de Brunch mais aussi en after hour autour d’une bière, d’une boisson Fritz et de Bretzels.




Ouvert du mardi au dimanche, c’est le RDV branché des amateurs de bonne street food avides de découvertes et de moments conviviaux.

Un très grand merci aux équipes pour leur accueil et n’hésitez pas chers lecteurs à découvrir ce chouette concept qui renouvelle le Brunch avec originalité.


Renseignements pratiques sur le site















lundi 4 mars 2019

« Le Moi des Demoiselles »


Il suffit parfois d’une chanson pour faire ressurgir dans notre conscience des moments oubliés.

Une chanson et c’est toute une époque qui revient, une période de ma vie qui bien que brève a laissé une empreinte indélébile dans ma mémoire. 

C’est une période d’insouciance, de découvertes, celle de la transition entre le monde de l’enfance et l’adolescence, à savoir mes années collège ou ces quelques années entre 12 et 16 ans qui comptent parfois tellement dans une vie.


A cette période, j’avais l’impression que l’éternité était devant moi et que le meilleur était à venir. En même temps, j’étais comme tous les adolescents parfaitement ancrée dans mon présent. Une période où plus qu’à aucun autre moment de ma vie, j’ai été à l’écoute de mes sensations et de mon souffle vital tout en ayant parfois la sensation d’être cet observateur d’une jeune fille qui se construit. J'étais parfois cette autre qui marchait à côté de cette adolescente, à la fois présente et extérieure.

Une période que j’ai eu besoin de consigner dans un journal intime qui pendant plusieurs années m’a permis de mettre des mots sur ce que je vivais. C’est la seule période dans ma vie où j’ai écrit de manière si régulière. Tous les jours, j’avais besoin de relater ce que j’avais vécu dans la journée, d’y confier mes secrets, mes doutes, mes rêves…  Il a été mon ami bienveillant, mon confident.

Et puis un jour, je l’ai refermé … pour ne plus jamais le rouvrir. 

J’ai ensuite ressenti très souvent l’envie d’écrire, je l’ai fait sur des petits bouts de papier, des carnets ou même sur le blog mais je n’ai jamais pu reprendre ce fil interrompu.

Peut-être parce que j’ai raconté mon adolescence dans les pages de mon journal intime, cette période reste très présente dans ma mémoire et j’en garde un souvenir empreint d’une certaine nostalgie.

Alors quand j’ai reconnu cette chanson dans une série, alors même que je ne l’avais pas écoutée depuis des siècles, j’ai pris conscience que les pages d’une vie peuvent parfois se rouvrir sur des moments qu’on croyait enfouis. Et la jeune adolescente de 13 ans est réapparue devant moi…

Une jeune fille qui avait accroché dans sa chambre les posters de ses chanteurs préférés (Elsa ou les New Kids on the Block) ou des top models qui ont fait rêver toute une génération en croyant qu’un jour elle pourrait les rencontrer.

Une jeune fille qui se gavait de films romantiques à la télé ou au cinéma. J'ai dû regarder 170 fois Grease, j'ai adoré La boum 1 et la Boum 2, j'ai été galvanisée par Pretty Woman, me suis sentie un peu rebelle devant Fatal Games avec Wynona Ryder et Christian Slater...

J'ai copié les looks de Kelly de Sauvés par le Gong ou de Brenda dans Beverly Hills... J'ai aussi ri avec Will Smith dans le Prince de Bel Air.

J'ai porté des shorts courts et des body, des Reebok freestyle montantes, fait des razzias chez Kookai, la City, Chevignon...

Une jeune fille dont le cœur palpitait facilement sans trop savoir pourquoi. J'ai aimé un tel un jour puis un autre le jour suivant, j'ai connu mon premier amour de vacances, mes premiers chagrins.

Une jeune fille qui se rêvait avocate avec une voiture blanche.

Une jeune fille sage à l’extérieur mais dont l’âme bouillonnait.

J'ai même séché des cours (de musique), dormi chez ma meilleure amie toutes les semaines dans son grand appartement souvent vide. 

On se sentait grande et nous allions faire du skate (enfin nous allions avec notre skate sous le bras) traîner Place Sainte-opportune le samedi faisant croire que nous étions un peu rebelles...

J'ai eu une éducation assez permissive que ce soit dans ma vie de parisienne ou lors de mes séjours en club de vacances...

L’adolescence c’est le temps du « Moi des demoiselles » comme l’appelle certains psychanalystes, cette période où notre petite personne compte plus que tout.

Mais dans une vie d’adulte, on peut parfois être rattrapée par cette personne que l’on était avant. De mon côté, j’ai un regard bienveillant sur la Virginie de 13 ans et je dirais même que je l’ai beaucoup aimée.

Elle m’accompagne régulièrement, se manifeste à l'écoute,d’une chanson, lors d’une conversation avec mes enfants, et même au contact d’une lumière ou à la vue d’une image dans la rue.

Je ne la regrette pas pourtant car j’aime être une adulte mais je crois que je ne pourrai jamais oublier cette période de ma vie alors que d’autres moments sont plus obscurs dans ma mémoire (comme par exemple ma période autour de 20/25 ans qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.)

Alors parfois la femme de 42 ans redevient le temps d’une pensée la jeune fille de 13 ans.

Et quand je vois mon grand garçon devenir adolescent, je sais qu’il s’apprête à vivre une période dont il se souviendra une fois devenu adulte et qu’un jour en regardant l’un de ses enfants, il se rappellera un événement qu’il aura vécu… Je le vois qui se pose des questions en ce moment, qu'il a son petit jardin secret fait de doutes, de moments d'euphorie, de procrastination... Il découvre, se cherche, s'interroge.... Et ce n'est que le début 

Il faut avoir un peu de recul pour commencer à parler de son passé et pour savoir le raconter aux autres avec le détachement nécessaire. Mais le Moi des Demoiselles ou des "demoiseaux" est toujours là, tapi prêt à se libérer !